Départ le matin tôt de Marseille, en avion. Je suis accompagné par mon père (hasard du calendrier, il doit se rendre ce jour là à Paris aussi). Pendant le vol, je me demande à quelle sauce je vais être mangé. Tout ce que je sais, c'est que je vais avoir droit à des oraux et qcm dans plein de matières (maths, info, anglais, blabla). L'école n'étant pas tellement éloignée d'Orly (JetBus powa !), j'y arrive relativement tôt, et carrément en avance...

On me parque dans un coin de la cafétaria (qui a changé de place depuis) en attendant l'heure. J'essaye de faire semblant de réviser un cours de maths, sans succès. Je vois d'autre candidats arriver. Ils ont l'air aussi peu à l'aise que moi.

On nous fait ensuite entrer dans un amphi, pour avoir le discours du Directeur, qui n'a quasiment pas changé en 6 ans. Il nous parle de la CTI, que c'est en cours et a priori pour bientôt. J'ai entendu exactement la même chose lors de son intervention durant l'apéro de passation de pouvoir des assistants en décembre 2005...

Bref, il nous vend l'école, nous présente le contenu de la journée et nous souhaite bonne chance.

Présentation des profs nous faisant passer les entretiens. Tiens, ce sont des étudiants pour l'oral d'Info, ca peut être sympa. On attends alors notre tour. Je suis appellé assez rapidement pour l'oral de maths. Glups. Le prof est petit et n'a pas du tout l'air sympathique (je pense que les gens informés auront reconnu YJD). Je ne me souviens pas du contenu précis de l'oral, mais uniquement que ca ne se passe pas très bien. Je sèche sur le premier exercice, j'arrive à faire une intégration et une étude de fonction et je merdoie un peu le dernier. Le prof a l'air sceptique, moi aussi. Je le vois écrire sur mon dossier son appréciation, sans la cacher :

Niveau trop moyen, acceptable uniquement si très bon en algo

(oui, le très était souligné).

En retournant à ma place, je me dis que c'est foutu, que j'aurais mieux fait de rester dormir ce matin là, et qu'en fait, un IUT c'est pas si mal que ca...

Je suis ensuite appelé pour l'oral d'anglais. Le prof est un vrai amewican, mais ca se passe plutôt bien. Je comprend les questions qu'il pose, et il a l'air de comprendre mes réponses.

Puis enfin l'oral d'info. Ca se passe plutôt bien. J'ai déjà un peu programmé, j'ai des bases d'algo, donc j'ai des choses à raconter. L'étudiant en face de moi à l'air content, donc ca me met à l'aise. J'espère que ca compensera avec les maths.

Pause déjeuner avant d'attaquer la seconde partie des épreuves : un QCM sur machine avec plusieurs matières. Celui d'info me semble débile, celui d'anglais pénible mais pas trop dur. Par contre j'ai du mal avec celui de maths. Il faut calculer pleins de trucs de têtes, et je me suis trop attaché à ma calculatrice qui est interdite ici. Bref, je galère et j'ai l'impression de pas savoir grand chose.

De retour dans l'amphi, nous attendons notre passage pour l'oral de "synthèse et motivation". Je commence à réfléchir à ce que je peux bien raconter... Je suis appellé par la directrices des classes prépa. Elle me demande ce que je pense de ma journée, je lui fait part de mon sentiment mitigé (sic) quant à l'oral de maths. Elle me dit "qu'avec ce prof c'est normal". Je comprendrai quelques mois après :) Nous discutons de l'école, de mes projets professionnels et de mes occupations. J'ai l'impression de plutôt bien me débrouiller. Je suis donc plutot satisfait en quittant sa table. Un coup de tampon plus tard (pour prouver à mon lycée que je n'étais pas parti à la pêche ce jour là) me voici en route vers l'aéroport où je retrouve mon père. Je ne sais pas trop quoi penser de cette journée. Mon caractère pessimiste sans doute...

Je vais passer les trois semaines suivantes à me ronger les sangs, jusqu'à voir un jour au courrier une enveloppe. Son format plutôt généreux me semble être un bon signe. Et ça l'est. Je serai parisien les 5 prochaines années.

En guise de conclusion, je pourrais parler de mes lundi matin entre février et juillet 2005 : je faisais passer les oraux d'info des candidats à l'école :) Mais je vous en ferai part peut-être un autre jour...